Mon chat mange des lézards : est-ce dangereux et comment le protéger ?

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Les chats sont des chasseurs solitaires d’une efficacité redoutable. Dès que les beaux jours reviennent, ils adorent partir à la poursuite des petites proies qui traversent leur chemin… et les lézards font partie de leurs cibles préférées. Mais que risque réellement le chat ? Et comment l’aider à satisfaire son instinct en toute sécurité ?

Pourquoi les chats chassent-ils les lézards ?

Pour un chat, le lézard représente une proie parfaite : petit, rapide, imprévisible. Lorsqu’il en aperçoit un se dorer au soleil, son instinct reprend immédiatement le dessus.
Même les chats les plus câlins, qui dorment sur un coussin moelleux toute la journée, restent avant tout des prédateurs. Et lorsque les températures estivales augmentent, les lézards deviennent plus actifs… tout comme les chats qui les traquent.

L’envie de chasse n’est donc pas un “caprice”, mais un besoin naturel profondément ancré en eux.

Les risques pour le chat qui mange un lézard

Bonne nouvelle : en France, les lézards ne sont pas toxiques pour les chats.
Cependant, ils peuvent être porteurs de parasites internes transmis lors de l’ingestion. C’est le principal danger.

Les parasites possibles

Les lézards peuvent héberger des vers intestinaux pouvant provoquer chez le chat :

  • diarrhée
  • perte de poids
  • ballonnements
  • baisse d’appétit
  • signes de gêne au niveau de l’anus (comme le signe du traîneau)

Ces symptômes peuvent apparaître quelques jours après l’ingestion d’un lézard.

La solution : une vermifugation adaptée

• Pour un chat d’intérieur : généralement au printemps et à l’automne.
• Pour un chat d’extérieur : à chaque changement de saison, car l’exposition aux parasites est plus élevée.

Le choix du vermifuge dépend du tempérament du chat et de sa tolérance (cachet, pipette, pâte orale). L’avis d’un vétérinaire reste le meilleur repère.

Comment protéger son chat… sans l’empêcher de vivre ?

L’objectif n’est pas d’éteindre son instinct de chasse, mais d’éviter qu’il se mette en danger.

1. Limiter l’accès aux heures « à lézards »

Les lézards adorent se réchauffer au soleil contre les façades, sur les murs et les rebords de fenêtre.
Laisser sortir le chat plutôt aux heures très chaudes (où les lézards sont moins actifs) peut réduire les rencontres.

2. Sécuriser les rebords de fenêtres

Un lézard immobile sur un appui de fenêtre peut attirer un chat et provoquer une chute. Une attention particulière à ces zones est recommandée.

3. Réduire les zones attractives pour les lézards dans le jardin

Pour limiter leur présence :

  • éviter les tas de pierres
  • boucher les fentes et les cavités
  • entretenir régulièrement l’espace extérieur

Moins de cachettes = moins de lézards = moins de risques.

4. Proposer des alternatives de chasse… dans la maison

Le moyen le plus efficace pour détourner un chat des lézards, c’est de répondre à son instinct autrement.

Au Palais des Moustaches, nous travaillons chaque jour sur la stimulation physique et mentale. Et nous l’avons constaté :
un chat qui joue suffisamment chasse moins dehors.

Pour cela, on privilégie :

  • jouets interactifs
  • cannes à plumes
  • balles rebondissantes
  • jouets imitant le mouvement d’une proie

Et si un chat tombe amoureux d’un jouet pendant son séjour chez nous, nous le proposons également à la vente pour qu’il puisse prolonger cette stimulation une fois à la maison.

Que faire si mon chat mange un lézard ?

Le plus souvent, le chat arrache simplement la queue du lézard — qui repousse quelques semaines plus tard.
Mais s’il a avalé la proie entière, il est essentiel de le surveiller durant les heures qui suivent.

Les signes qui doivent alerter :

  • vomissements
  • diarrhée
  • léthargie
  • tremblements
  • comportement anormal

En cas de doute, mieux vaut consulter un vétérinaire rapidement.

Conclusion 

La chasse fait naturellement partie du quotidien des chats, mais elle nécessite une attention particulière pour préserver leur bien-être. Une vermifugation adaptée, un environnement sécurisé et suffisamment de stimulations suffisent généralement à limiter les risques. En veillant à ces quelques points, vous offrez à votre compagnon un cadre de vie serein, équilibré et respectueux de sa nature profonde.